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Les fabricants canadiens sont-ils prêts pour la norme Industrie 4.0? Malheureusement, la réponse est non.

- 9 June 2017 3:51 pm

Si vous êtes un fidèle lecteur de ce blogue, et je suis certain que vous n’êtes pas seul, alors vous savez que j’écris souvent sur le croisement de l’exploitation et de la technologie dans le secteur de la fabrication. Et que je dis souvent que ce croisement, c’est-à-dire le processus de transformation numérique, est généralement un catalyseur de croissance, à l’origine de la réduction des temps d’arrêt et de la hausse de la productivité.

(Si je le pouvais, je crierais ces paroles sur les toits de chaque usine, de Windsor à Brossard.)

Mais je comprends pourquoi vous, administrateurs d’entreprise de fabrication, ingénieurs, surveillants, directeurs de l’automatisation et administrateurs* informatiques, ne m’avez pas cru sur parole. Je tente sans aucun doute de vous persuader d’acheter des routeurs, des commutateurs, des produits de sécurité et de collaboration dont vous n’avez pas réellement besoin, n’est-ce pas? Ou bien est-il possible que ces technologies avancées aident en fait votre entreprise à mener ses activités plus efficacement, en nécessitant moins de ressources financières et en produisant moins de déchets?

(Divulgâcheur : Oui. Oui, c’est bien le cas.)

La banque de développement du Canada (BDC) a récemment publié un rapport sur les fabricants canadiens et la norme Industrie 4.0. La BDC définit la norme Industrie 4.0 comme « l’utilisation des technologies numériques pour rendre la fabrication plus souple, flexible et réactive aux clients »; une définition, somme toute, très similaire au croisement de l’exploitation et de la technologie que je viens tout juste de mentionner.

Ressources connexes : Étude de la BDC – Industrie 4.0 : la nouvelle révolution industrielle | Premiers pas avec l’Internet industriel des objets (IIdO)

Mais en quoi tout cela vous concerne-t-il? Plus que vous le pensez.

La BDC a interrogé près de 1 000 entrepreneurs du secteur manufacturier canadien pour déterminer combien d’entre eux ont adopté les technologies de la norme Industrie 4.0, ainsi que les effets de ces technologies sur leurs activités. Tristement, seuls 3 % des fabricants ont procédé à une transformation numérique complète, tandis que 42 % n’ont même pas encore commencé à planifier des projets numériques.

Ces chiffres vous paraîtront encore plus étonnants après avoir étudié les avantages dont ont profité les fabricants qui ont entamé leur transition vers les technologies numériques :

  • 60 % ont connu une hausse de la productivité en usine, attribuable en grande partie à la capacité de planifier et de prévenir les temps d’arrêt et d’optimiser l’efficacité de l’équipement.
  • Près de 50 % ont réduit leurs coûts d’exploitation grâce à une surveillance en temps réel de la production, un contrôle de la qualité, une impression en 3D et des entretiens prédictifs.
  • 42 % ont amélioré la qualité générale de leurs produits, car les vérifications en temps réel garantissent que chaque produit est bien fabriqué, la première fois.

La BDC a également demandé aux fabricants dans quelle mesure ils étaient prêts à adopter les nouvelles solutions de la norme Industrie 4.0, en fonction des investissements qu’ils ont réalisés dans les technologies numériques jusqu’à présent. Sans surprise, les entreprises qui ont peu investi ne se sentent pas prêtes à utiliser ces nouvelles technologies. Le rapport conclut, et je suis d’accord, que les investissements dans ce domaine demeurent faibles; cette situation doit changer si les fabricants canadiens veulent rivaliser avec leurs concurrents internationaux.

Les enjeux sont énormes. Les avantages des technologies numériques sont bien réels. C’est votre décision, les fabricants.

* Il ne s’agit pas d’une liste exhaustive.

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