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POE+ ou que faire avec 25W sur 100m?

La technologie POE, Power Over Ethernet, transporte de l’énergie sur Ethernet depuis presque dix ans.

Elle est aujourd’hui principalement utilisée pour alimenter des téléphones IP ou des points d’accès WiFI. Elle permet en effet d’éliminer une alimentation 220v tout en offrant le service réseau avec un bilan énergétique favorable: la conversion courant alternatif / courant continue est réalisée au niveau du commutateur avec des alimentations électriques à haut niveau d’efficacité (de 80 à 95% selon la charge), alors que les blocs de conversion classiques ont une efficacité de l’ordre de 50%. Et ces systèmes sont maintenant pilotables via des technologies comme EnergyWise.

Le POE est déjà largement sorti de sa sphère d’utilisation principale, la téléphonie, puisque sont commercialisés :

–        des points d’accès WiFi (voir le catalogue Cisco…)

–        des caméras IP HD (voir également le catalogue Cisco…)

–        des horloges qui se synchronisent par le réseau via le protocole NTP (Network Time Protocol)  (par exemple Inova OnTime)

–        des clients légers qui peuvent même être contenus dans le format d’une prise murale (par exemple Chip PC qui commercialise le modèle Jack PC)

–        des systèmes de contrôle d’accès qui contrôlent et alimentent les lecteurs de badges, les verrous, des contacts secs (comme le Physical Access Gateway de Cisco)

–        des détecteurs de gaz (comme MIDAS par Honeywell)

–        …

D’abord limité à une puissance injectée de 15W, le POE a évolué dans sa version POE+, normalisée par le standard 802.3at-2009, à une puissance injectée de 34W, soit un peu plus de 25W utilisable à 100m (à cause des pertes en ligne).

Quels nouveaux usages envisager avec cette puissance supplémentaire?

Le poste de travail est un candidat naturel au POE. D’abord les tablettes puis les ordinateurs portables. Peut-être avez-vous suivi l’annonce de la tablette Cisco Cius qui sera commercialisée début 2011? Elle s’alimentera et se rechargera sur sa base alimentée en POE…

Cisco Cius, tablette POE

 

Les prochaines générations d’ordinateur qui utiliseront des écrans OLED, des mémoires SSD et des processeurs multicoeurs devraient fonctionner avec 25W. Avec mon MacBook Pro 15″ (écran LCD rétroéclairé par LED, disque dur 5400 tr/mn, processeur dual core), je mesure une consommation électrique de 35W lorsque la batterie est rechargée. Et je ne compte pas les pertes liées à la conversion courant alternatif / courant continu du bloc d’alimentation Magsafe. Avec une alimentation native en courant continu, mon Powerbook actuel devrait s’alimenter en POE+ !

La lampe de bureau, basée sur une technologie LED sera alimentée via le port USB de l’ordinateur ou directement à partir de la prise RJ45 (ou de son successeur), ainsi que le pico-projecteur permettant la visualisation en grand format.

Le POE+ ouvre le champ d’utilisation à des systèmes plus complexes, comme des caméras mobiles (ou PTZ pour Pan Tilt & Zoom), des automates ou encore à des applications liées au bâtiment comme l’éclairage avec des DEL (Diodes ElectroLuminescentes – LED en anglais). La démarche de Redwood Systems va dans ce sens avec la distribution et le contrôle de la lumière par un câblage unique, même si le POE+ n’est pas directement utilisée.

A terme, la distribution d’énergie dans le bâtiment pourrait se transformer avec une utilisation de courants forts pour les systèmes de puissance et des courants faibles pour les consommations spécifiques autour de l’occupant. Et c’est sans compter que les sources de production photovoltaïques produisent du courant continu, et que le stockage d’électricité sur batterie ou sur pile à combustible repose également sur du courant continu.

A travers le POE+, de nouvelles perspectives de conception de bâtiment se dessinent avec une mesure fine des consommations, un pilotage optimal de l’énergie, une simplification de la distribution électrique et une efficacité maximale des usages.

Alors ces 25W sur 100m vont peut-être déclencher une transformation en profondeur du bâtiment à laquelle peu avaient songé il y a dix ans.

Olivier.

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Le travail à distance permet-il de réduire les émissions de CO2 ?

Une meilleure organisation collective doit permettre d’améliorer la contribution du travail à distance aux réductions de gaz à effet de serre.

Les données chiffrées nous permettent d’affirmer que le travail à distance est une réalité chez Cisco. En Europe, nous constatons que plus de quatre mille connexions VPN sont établies en moyenne durant la journée, ce qui correspond à plus de la moitié des employées et que le taux de passage moyen dans les locaux est légèrement inférieur à la moitié des salariés (48%).
Les personnes interviewées ont fait ce choix afin d’optimiser l’organisation individuelle. La motivation principale repose sur une plus grande souplesse dans leurs horaires de travail afin de concilier vie professionnelle et personnelle.

Nous avons constaté sur un échantillon de soixante dix huit personnes que cette souplesse permet de réduire sa consommation de carburant, en évitant les heures de pointe pour les trajets domicile-bureau. Cependant, il apparaît rapidement que l’organisation collective n’a pas intégré cette évolution. La non prise en compte de ce changement limite la contribution du travail à distance à la réduction d’émission de gaz à effet de serre. En effet, le groupe, auquel appartiennent ces personnes, n’a pas cherché à regrouper les réunions, au bureau, sur quelques jours de la semaine. Les salariés sont donc amenés à parcourir le trajet domicile-bureau pour une heure de présence. Afin de pouvoir atteindre les objectifs ambitieux de réduction d’émission de CO2, que s’est fixé Cisco, l’organisation des réunions au bureau devra être revu.

Il faut également avoir à l’esprit que le succès du travail à distance, chez Cisco, s’appuie sur deux aspects importants du mode de fonctionnement de l’entreprise : le management par objectif qui ne base pas la performance sur le nombre d’heures passées au bureau et l’environnement de travail qui permet de remplir son rôle de n’importe quel endroit.

La disponibilité de la technologie, l’appétence pour ce mode d’organisation et la réduction de la consommation de carburant doivent amener les organisations à considérer cette évolution comme une amélioration de leur fonctionnement.

Pour en savoir plus : http://newsroom.cisco.com/dlls/2009/prod_062609.html

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