Blog Cisco France – Green IT

Robert Vassoyan s’exprime sur les Green IT

Robert Vassoyan, Directeur Général de Cisco France, a été interviewé par la revue J3E (Journal de l’Equipement Electrique) sur les contributions des TIC vis-à-vis des enjeux environnementaux. L’entretien est publié dans le numéro de septembre de la revue qui comprend un dossier spécial “Services d’efficacité énergétique – Pour des résultats tangibles et durables”.

Je ne résiste pas au plaisir de partager cet article avec vous.

Bonne lecture!

Olivier.

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King Kong et La Science des Villes selon Geoffrey West

New Cities Summit Paris – du 14 au 16 mai 2012
Source : www.newcitiesfoundation.org

A l’occasion du sommet New Cities Foundation, le Professeur Geoffrey West du Santa Fe Institute se posait la question  “Are we sustainable ? » (Sommes-nous durables ?), militant ainsi pour une Science des Villes.

Rappelant que les créatures vivantes étaient toutes composées de réseaux (réseaux sanguin, nerveux, lymphatique…) il se lançait dans une ambitieuse comparaison entre la masse des êtres vivants et leur consommation énergétique.

Le modèle naturel serait sans appel : plus la masse est importante, plus le ratio consommation énergétique / masse est allégé, grâce à l’efficacité des réseaux internes.

L’extrapolation du modèle sur les villes confirmerait l’hypothèse selon laquelle la ville de demain pourra améliorer ses ratios par l’efficience des réseaux qui la composent (smartgrids, transport…).

« Quel que soit le continent, quelle que soit sa taille, le doublement de la taille d’une ville conduira à une augmentation organique de 15% de ses facteurs structurels (équipement, taux de criminalité…) et permettra un gain de 15% sur le coût d’exploitation des infrastructures : « L’interdépendance des phénomènes » … ou le renouveau du « Big is beautiful. »

La Science des Villes selon Geoffrey West
(source Steve Juvertson)
(www.flickr.com/photos/jurvetson/45848665)

Les chiffres évoqués en conclusion donnent à réfléchir ; chaque individu consommerait 90 watts par personne pour vivre… sans compter son environnement d’équipements, qui fait pencher la balance vers 11000 Watts par personne (soit un facteur 12)… l’équivalent de la consommation énergétique d’un King Kong de 30 tonnes !

Assurément une autre manière de se regarder dans le miroir…

Pour plus d’information :
A propos de Geoffrey West
Article plus complet sur les intervention à Smart Cities Paris sur le Blog Cisco Smart Cities

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Le blog Smart Cities est né!

Peut-être avez-vous remarqué que de nouveaux blogs Cisco France étaient apparus?

Je voulais particulièrement souligner le blog Smart Cities qui s’inscrit clairement dans un domaine d’application des éco-TIC. Le concept de Smart Cities fait référence à l’utilisation des TIC pour fluidifier la ville. Nous avons une initiative Cisco sur le domaine de la ville communicante qui s’appelle Smart + Connected Communities. Deux axes d’optimisation existent: un autour de la performance de la ville et l’autre autour des services aux habitants. L’axe d’optimisation de la performance de la ville concerne la sûreté, la gestion de l’énergie, la gestion de l’immobilier, la logistique et les transports. Celui lié aux services aux habitants s’intéresse aux relations avec l’administration, la santé, les loisirs et l’éducation.

Les TIC  deviennent structurantes dans la ville et déterminent la palette de services et le niveau de pilotage que l’on peut en avoir. Le blog Smart Cities l’illustrera et vous y retrouverez de nombreux usages qui transforment notamment l’impact environnemental. Dans les premiers articles, vous y découvrirez les offres de Telepresence publiques qui commencent à apparaître en France et redéfinissent une nouvelle éco-mobilité.

Je vous souhaite une bonne lecture du blog Smart Cities!

Olivier.

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L’ADEME s’intéresse à l’économie circulaire

L’ADEME, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, s’intéresse à l’économie circulaire et a lancé un AMI, ou Appel à Manifestation d’Intérêt sur le thème des biens et services éco-conçus et services industriels.

L’AMI a été lancé le 16 décembre dernier, se clôture le 15 mai et je dois avouer que je viens seulement de le découvrir. 🙁

Une enveloppe totale de 200 M€ est mobilisable pour les projets qui seront retenus. Les domaines suggérés dans l’AMI concernent notamment la grande consommation, l’agro-alimentaire, l’hôtellerie, la restauration, les produits et matières de recyclage,… ; cette liste n’étant pas pour autant restrictive à ces thèmes.

J’ai lu attentivement le document et je n’ai pas trouvé de sujet où Cisco pourrait directement participer. Nous avons en effet la plus grosse partie de notre engineering hors de France et la plupart de nos services sont définis de manière globale ou au moins à l’échelle européenne. Difficile donc de participer sur la partie éco-conception de produits ou de services en France.

Par contre, les thèmes proposés demandent la mise en place de nouveaux circuits, courts de préférence. Et la contribution des solutions de collaboration est essentielle pour mettre en relation et accompagner la création de ces nouveaux circuits à travers des places de marché en ligne par exemple. Et là, Cisco peut contribuer! 🙂

Cet AMI est une excellente initiative pour accélérer l’adoption de l’économie circulaire à travers des réalisations concrètes.

J’espère que des postulants nous contacteront afin de travailler sur les aspects TIC de leurs projets…

Olivier.

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Les TIC s’intéressent au stockage de l’énergie

Depuis quelques années les TIC s’intéressent au contrôle de l’énergie. Les initiatives autour du Smart Grid sont maintenant bien connues et se déclinent par des solutions de contrôle du réseau de transport primaire et secondaire, des solutions autour du compteur communiquant et des solutions dédiées au contrôle de l’énergie dans le bâtiment résidentiel, industriel ou tertiaire. L’objectif est de fournir, grâce aux TIC, la vision et le contrôle en temps réel du réseau électrique. L’électricité est en effet une énergie de flux, difficile à stocker, et qui nécessite en permanence une équilibrage du réseau entre les systèmes de production et les systèmes de consommation.

Une manière de simplifier l’équilibrage du réseau serait de pouvoir stocker massivement l’énergie lors des surplus de production et de pouvoir consommer cette énergie stockée lors des appels de puissance. Les barrages sont utilisés à cet effet, mais le potentiel hydraulique est largement réalisé et les nouveaux sites sont rares.

Des progrès encourageant ont déjà été enregistrées dans les solutions Smart Grid et les TIC envisagent maintenant de s’attaquer à la question du stockage de l’énergie. L’idée est de mettre la loi (ou la conjecture) de Moore au service du stockage. Dans les TIC, la densité des composants double tous les 18 mois. Il serait intéressant d’obtenir la même dynamique dans le stockage d’énergie.

La loi de Moore appliquée aux processeurs

Or, des progrès considérables ont été effectués dans les mémoires. Les mémoires stockent des bits d’information à base de technologies magnétiques (disques durs) ou électroniques (mémoires flash). S’il est possible de transformer l’énergie magnétique en énergie électrique (cf les équations de Maxwell), la piste des mémoires flash semble plus simple et plus prometteuse, car les mémoires flash stockent de l’information ET aussi de l’énergie directement sous forme électrique (les électrons).

L’idée est donc simple: en augmentant les capacités mémoire, on augmente la quantité d’électrons et donc l’énergie stockée.

Les premiers prototypes reposent sur des mémoires flash dopées suivant la technologie Gordon (probablement en hommage à Gordon Moore), Gordon étant l’acronyme de Good Old Repository of DC current Over Network.

L’interface de connexion repose sur les nouvelles évolutions de l’USB 3.0 qui permettra bientôt de transférer jusqu’à 100W.

Avec les progrès des capacités des mémoires flash, l’industrie des TIC espère ainsi totalement transformer en quelques années  le stockage de l’énergie. Si les prototypes actuels stockent quelques Wh, nous pouvons espérer en dix ans, multiplier la puissance disponible par 128 et obtenir dans une quinzaine d’années quelques KWh… Il sera prochainement possible de disposer dans la poche d’une puissance élevée, mobilisable instantanément, simple à transférer et utilisable de manière universelle grâce à l’interface USB.

Les TIC sont donc en passe de résoudre les problèmes du contrôle et du stockage de l’électricité.

La mémoire flash Gordon est-elle destinée à sauver le monde de l’énergie?

Olivier.

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L’immobilier se met au vert

J’interviens depuis plusieurs années sur le sujet de la transformation du bâtiment et de l’immobilier grâce aux technologies de l’information et de la communication. Le sujet a connu un très fort engouement vers 2008, puis j’ai senti que l’intérêt diminuait peu à peu. Les interventions étaient très bien reçues, suscitaient beaucoup de discussions, mais débouchaient rarement sur des projets de transformation.

Depuis quelques mois, je suis à nouveau très sollicité et je sens que les motivations sont différentes. L’heure n’est plus à la veille technologique mais à envisager la mise en place de nouveaux schémas dans l’immobilier. Les divers intervenants de l’immobilier ont muri dans la place du numérique, les préoccupations autour du développement durable augmentent, le coût de l’énergie et de l’immobilier pèse de plus en plus lourd dans les comptes.

J’ai ainsi été invité à présenter au MIPIM (le Marché International des Professionnels de l’Immobilier) à Cannes qui réunissait près de 20000 personnes venant du monde entier. Le salon, qui occupait tout le palais des festivals, débordait également dans de grandes tentes ou des pavillons autour. Tous les acteurs de l’immobilier étaient présents: villes et régions, promoteurs, banques, constructeurs, équipementiers, architectes, etc. J’intervenais dans l’espace Building Innovation où le mot d’ordre était “Think Smart, Build value”.

Il était frappant de constater que le développement durable et la maîtrise de l’énergie étaient affichés dans les priorités des participants.

Si les intentions autour du développement durable étaient explicites, j’ai trouvé que les pistes pour y parvenir n’étaient pas toujours bien nettes.

Ainsi, la contribution des TIC n’est pas toujours bien évaluée. Les systèmes de gestion de l’énergie sont évoqués, permettant d’avoir un pilotage en temps réel du bâtiment, mais le modèle global reste encore bien traditionnel. Les dimensions de transformation de l’immobilier offerts par la mobilité et la collaboration sont trop rarement considérées. La bonne nouvelle est que le numérique commence à être considéré et la création de l’espace Building Innovation au MIPIM est révélateur (même si l’innovation n’est pas que numérique).

Pourtant, des solutions déployées et les modèles économiques existent à travers le monde. Mais les rythmes d’évolution du secteur immobilier ne sont pas les mêmes que dans celui des technologies de l’information et la meilleure pratique y prend beaucoup plus de temps pour devenir la pratique courante.

Alors je continue mes interventions publiques (la prochaine aura lieu lors du salon Bureaux Expo le 3 avril prochain) et mes rendez-vous sur des projets de refonte immobilière. Et au fil des projets, je constate que les TIC sont prises en compte plus tôt dans le cycle de vie du bâtiment, que nous sommes contactés par les services généraux ou les équipes immobilières et non plus seulement par les directions informatiques. L’idée de l’IP comme quatrième fluide du bâtiment, au même titre que l’eau, le gaz et l’électricité, fait son chemin. Le réseau IP permet de décloisonner l’information et de redéfinir la palette de services destinés aux occupants (mobilité, collaboration, information, …) ou à la performance du bâtiment (gestion des énergies, maintenance, occupation,…). Le numérique est une des clés de la transformation du bâtiment vers le bâtiment durable, qui fournit des services aux occupants tout en respectant l’environnement par la maîtrise des ressources.

L’immobilier se met au vert, mais d’un vert encore un peu pâle…

Olivier.

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Plein gaz à Mumbai

J’évoquais dans mon article “Parlez-vous négaWatt?” l’utilisation de la méthanation pour transformer le surplus d’énergie de flux (l’électricité) en énergie de stock (le méthane). Le méthane ainsi produit est ensuite injecté dans le réseau national de distribution de gaz de ville. Il peut très facilement être utilisé comme carburant pour les véhicules à moteur à explosion. La mobilité devient ainsi durable car basée sur du gaz renouvelable.

Voilà pour la théorie.

Coté pratique, quelle est la difficulté d’adapter le parc de véhicules au gaz?

Je reviens de Mumbai et ma première surprise a eu lieu à la sortie de l’aéroport. Je monte dans le taxi qui m’amène en ville et il s’arrête au bout de quelques minutes pour aller faire le plein.

Je m’étonne de la forme du pistolet et je m’aperçois que la voiture fonctionne … au gaz naturel!

Le pistolet vient se connecter sur le bouchon du réservoir situé dans le capot moteur. L’adaptation du moteur au gaz est realisée par une modification du carburateur. Simplissime!

Le gaz est stocké dans un réservoir placé dans le coffre.

La modification de la voiture est minime. Seules les parties carburant et carburation ont été touchées.

Pour entrer dans la mobilité durable, il suffit de remplacer le gaz naturel par du gaz naturel renouvelable et le tour est joué!

Qu’attendons-nous?

Olivier.

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Tech Notes – Activer et configurer EnergyWise avec CiscoPrime LMS

Jusqu’à présent, nous avons testé EnergyWise à travers la CLI pour mieux cerner son fonctionnement mais dans le cadre d’un déploiement à grand échelle, un outil tel que CiscoPrime LMS s’impose.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Cisco Prime LMS (LAN Management Solution) est une plateforme qui regroupe de nombreux outils destinées à la gestion d’un LAN. Parmi ces outils on trouve un « workcenter » EnergyWise que nous allons utiliser pour auditer le réseau et configurer EnergyWise.

Une fois connecté à votre LMS, dans le Work Center EnergyWise sélectionnez « Readiness Assessment ».

Cette page permet de faire un audit EnergyWise du réseau, de visualiser sur lesquels de nos équipements EnergyWise :

  • est activé
  • n’est pas activé
  • ne peut pas être activé car il n’existe pas d’IOS correspondant
  • n’est pas activé car requiert une mise à jour de l’IOS

La liste des équipements correspondant à la partie de camembert sélectionnée apparaît en bas

Dans le cas précédent, il s’agit de la liste des équipements sur lesquels la version d’IOS est bonne mais sur lesquels EnergyWise n’est pas activé. Je peux alors les sélectionner puis cliquer sur « Enable EnergyWise ». LMS vous emmène alors vers l’outil de configuration des domaines

Et c’est fini ! Vous avez mis à jour votre réseau et activé EnergyWise! Un jeu d’enfant non ?

Nous verrons par la suite comment intégrer les équipements et définir des politiques…

Matthieu.

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Tech Notes – Pourquoi mettre EnergyWise dans des commutateurs ?

Mais quel est l’intérêt d’avoir des services EnergyWise qui tournent sur les commutateurs et ne pas avoir un serveur qui interroge directement des équipements intelligents à travers un réseau quelconque ?

Il existe plusieurs réponses :

  • Quid de l’extensibilité (« scalability ») ? Si jamais les serveurs commandaient directement les équipements alors il faudrait un certain nombre de serveurs pour supporter la charge de toutes les requêtes pour récupérer les données. Tout l’intérêt d’EnergyWise réside dans le fait que les commutateurs effectuent ce travail et le premier commutateur interrogé par la plateforme d’administration va agréger les réponses et envoyer une réponse synthétique à la plateforme d’administration, soulageant d’autant le réseau. Pour les politiques peu évoluées – par exemple éteindre les équipements à 22h00 – elles peuvent également être enregistrées directement sur le commutateur. Ainsi même si certains liens tombent, ces politiques continueront à être appliquées
  • Une fois qu’un équipement PoE est éteint, comment faire pour le rallumer sans intelligence sur le commutateur ? l’équipement ne peut plus recevoir de commande puisqu’il est éteint. On pourrait imaginer laisser un faible courant pour alimenter une CPU (« Central Processor Unit ») mais cela ne sera jamais aussi efficace que lors d’une extinction. Les fonctions de cache dans le commutateur (décrites dans la note Tech Notes – Les mécanismes d’autodécouverte d’EnergyWise ) permettent de conserver la topologie et les adjacences
  • Comment se passerait la découverte des équipements au niveau 2 ou 3 ? Les paquets de type broadcasts sont souvent bloqués par les commutateurs (entre VLAN par exemple), les empêchant d’atteindre la plateforme d’administration. Faudrait-il alors les entrer manuellement ? Une tâche titanesque !
  • dès lors qu’on touche au contrôle d’équipement, le besoin de sécurité grimpe en flèche ! Or l’utilisation d’un serveur global induirait une trop grande vulnérabilité de l’ensemble. EnergyWise utilise différents (3 pour être précis) mots de passe pour les communications entre commutateurs, entre équipements terminaux et commutateurs, entre commutateurs et plateformes d’administration. Ainsi si la plateforme est corrompue, on peut empêcher son action en changeant le mot de passe correspondant au niveau du commutateur. De plus les commutateurs ont une surface d’attaque réduite par rapport à des OS tels que Windows ou Linux sur lesquels tourneraient ces potentielles plateformes. L’aspect sécurité a été abordé dans un article précédent (Tech Notes – EnergyWise & la sécurité)
  • Utiliser le réseau offre aussi la possibilité d’ajouter de l’information contextuelle, de l’autoconfiguration. Comme on sait à quel port du commutateur l’équipement est relié et où se situe ce commutateur, on peut en déduire la localisation de l’équipement. Ou alors reconnaître automatiquement un équipement et ajouter un mot-clé correspondant. Et ainsi de suite.

L’approche EnergyWise se démarque clairement des protocoles traditionnels utilisés dans la gestion technique du bâtiment comme BACNet, ModBus, LonWorks ou KNX qui n’ont pas été conçu pour IP et son formidable système de couches indépendantes entre elles, ni pour tirer avantage du réseau. Ils demandent un réseau dédié et séparé et des passerelles vers les plateformes d’administration (qui utilisent IP) et reposent sur un modèle client serveur centralisé, bien loin du modèle distribué d’EnergyWise.

Matthieu.

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Tech Notes – Les mécanismes d’autodécouverte d’EnergyWise

Les équipements appartenant à un même domaine EnergyWise vont s’autodécouvrir en envoyant des paquets contenant:

  • l’adresse IP (pour savoir à qui répondre)
  • le nom du domaine de l’équipement
  • le nom
  • le rôle
  • ce qu’il peut faire (« device capability code »)

Cet article va présenter les différentes techniques qui permettent l’autodécouverte et sont visibles sur cet écran :

La découverte de niveau 2

Cisco Discovery Protocol est un protocole propriétaire Cisco de la couche 2 (liaison de données) qui permet aux équipements Cisco de se découvrir automatiquement sans connexion IP. Ces paquets de découverte ne sont pas propagés et ne concerne donc que les voisins immédiat (“One-hop”). Sur un routeur/commutateur Cisco, on peut par exemple utiliser la commande #show cdp neighbors pour voir les équipements voisins (l’équivalent normalisé LLDP n’est pas encore supporté sur EnergyWise).
Les paquets de découverte sont envoyés toutes les 75 secondes au début puis leur fréquence diminue géométriquement  jusqu’à un maximum de 15 minutes.

La découverte de niveau 3

Cette découverte concerne les équipements qui embarquent une intelligence (« l’agent ») EnergyWise. La découverte se fait par des paquets UDP en suivant la même logique, avec pour destination un broadcast 255.255.255.255 et le port configuré sur l’équipement (par défaut 43440).
Le paquet contient également un port TCP sur lequel l’agent écoute pour que le commutateur puisse initier une communication avec lui et ainsi échanger des informations.

La configuration statique

Un grand classique : lorsque certains équipements ne peuvent pas se découvrir car séparés sur le WAN. On peut alors « forcer » leur découverte en les entrant manuellement en mode configuration :
Si la découverte échoue:
(config)# energywise neighbor <ip> <portSurLequelEcouter>
Par exemple
(config)# energywise neighbor 10.4.1.12 43440

Le système de cache

Les agents EnergyWise peuvent avant de s’éteindre ou de se placer en veille demander au commutateur de garder en cache leur présence. Le commutateur répondra alors à la place de l’équipement en cache quand une requête demandera sa consommation. Il restera alors en cache jusqu’à ce que l’un des événements suivants se produit:

  • un autre agent se connecte sur le même port
  • la commande #clear energywise endpoints [all | cached] est tapée
  • Energywise est désactivé

Le système de cache permet de maintenir la topologie du domaine EnergyWise inchangée lors des périodes de veille.

Les mécanismes d’autodécouverte d’EnergyWise simplifient le déploiement du réseau et son évolution qui est prise en compte dynamiquement.

Encore un avantage d’utiliser le réseau pour gérer l’énergie!

Matthieu.

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